2 Maccabées
Chapitre 15
Traduction P.L.SStrong
1Cependant Nicanor apprit que Judas et ses compagnons étaient postés du côté de la Samarie, et il résolut de les attaquer en toute sûreté le jour du sabbat.
2Les Juifs qui le suivaient par contrainte, lui dirent « Ne les massacre pas d'une manière si féroce et si barbare, mais rends gloire au jour qui a été honoré et sanctifié par Celui qui gouverne tout.
3Alors ce triple scélérat demanda s'il y avait au ciel un souverain qui eût ordonné de célébrer le jour du sabbat.
4Ils lui répondirent « C'est YHWH, Elohîm vivant, lui le souverain Maître au ciel, qui a ordonné de solenniser le septième jour
5« Et moi aussi, reprit l'autre, je suis souverain sur la terre, et je commande qu'on prenne les armes et qu'on fasse le service du roi. Pourtant il ne réussit pas à réaliser son mauvais dessein.
6Pendant que Nicanor, dans son orgueilleuse sécurité, songeait à dresser un trophée commun de Judas et de ses compagnons,
7Machabée ne cessait d'avoir confiance, avec pleine espérance, qu'il obtiendrait assistance de la part de YHWH.
8Il exhortait les siens à ne pas craindre l'attaque des nations, mais, se souvenant des secours que le Ciel leur avait accordés dans le passé, à compter que le Tout-Puissant leur donnerait encore en ce moment aide et victoire.
9Il les encouragea en citant la Loi de YHWH, et les prophètes, et leur rappela en outre les combats qu'ils avaient soutenus, et leur inspira ainsi une grande ardeur.
10Après avoir relevé leur courage, il leur donna ses ordres, leur représentant en même temps la perfidie des nations et leur violation des serments.
11Quand il eut armé chacun d'eux, non pas tant de la sécurité que donnent les boucliers et les lances, mais de la confiance qu' inspirent les bonnes paroles, il leur raconta en outre un songe digne de foi, une vision réelle, qui les réjouit tous.
12Voici ce qu'il avait vu Le grand prêtre Onias, cet homme de bien, d'un abord modeste et de mœurs douces, distingué dans son langage et adonné dès l'enfance à toutes les pratiques de la vertu, il l'avait vu, les mains étendues, priant pour toute la nation des Juifs.
13Ensuite lui était apparu, de la même manière, un homme distingué par son grand âge et son air de dignité, d'un aspect admirable, et entouré de la plus imposante majesté.
14Onias, prenant la parole, lui avait dit « Celui-ci est l'ami de ses frères, qui prie beaucoup pour le peuple et pour la ville sainte, Jérémie, le prophète d'Elohîm.
15Puis Jérémie, étendant la main droite, avait donné à Judas une épée d'or et, en la lui remettant, il avait dit
16« Prends cette sainte épée, c'est un don d'Elohîm avec elle tu briseras tes ennemis.
17Animés par ces nobles paroles de Judas, bien capables d'exciter à la vaillance et de fortifier les âmes des jeunes gens, ils résolurent de ne pas se retrancher dans un camp, mais de se jeter hardiment sur l'ennemi, et, dans un combat acharné, de décider l'affaire, puisque la ville, la religion et le temple étaient en péril.
18Car, dans cette lutte, ils songeaient moins à leurs femmes, à leurs enfants, à leurs frères et à leurs proches leur plus grande crainte, et la première, était pour le temple saint.
19L'angoisse des citoyens restés dans la ville n'était pas moindre, inquiets qu'ils étaient sur l' issue du combat qui allait se livrer dehors.
20Pendant que tous attendaient le prochain dénouement, que déjà les ennemis se rassemblaient, en ordre de bataille, que les éléphants étaient disposés à la place convenable et les cavaliers sur les ailes,
21Machabée, voyant cette immense multitude, l'appareil varié de leurs armes, l'aspect farouche des éléphants, habilement disposés, leva les mains au ciel et invoqua YHWH qui fait des prodiges car il savait que la victoire ne vient pas de la force des armes, mais que c'est Elohîm qui en décide et l'accorde à ceux qui en sont dignes.
22Voici quelle fut sa prière « Vous, souverain Maître, qui avez envoyé votre ange, sous Ézéchias, roi de Juda, et qui avez exterminé cent quatre-vingt cinq mille hommes du camp de Sennachérib,
23maintenant encore, ô Souverain des cieux, envoyez votre bon ange devant nous, pour qu'il répande la crainte et l'effroi.
24Que par la grandeur de votre bras soient frappés ceux qui sont venus, le blasphème à la bouche, contre votre peuple saint « Telles furent ses paroles.
25Cependant Nicanor et son armée s'avançaient au son des trompettes et des chants de guerre.
26Judas et les siens engagèrent le combat en invoquant et en priant.
27Combattant de leurs bras et priant Elohîm dans leurs cœurs, ils couchèrent par terre au moins trente-cinq mille hommes, et ils se réjouirent grandement du secours manifeste d'Elohîm.
28L'affaire terminée, pendant qu'ils se débandaient joyeusement, ils reconnurent que Nicanor était tombé, revêtu de son armure.
29Alors, au milieu des clameurs et de la confusion, ils bénirent le Maître souverain dans la langue de leurs pères.
30Et celui qui s'était consacré tout entier, corps et âme, à la défense de ses concitoyens, qui avait conservé pour ses compatriotes l'affection de sa jeunesse, Judas ordonna de couper la tête de Nicanor et sa main avec son bras, et de les porter à Jérusalem.
31Il s'y rendit lui-même, convoqua ses compatriotes et les prêtres, et, s'étant placé devant l'autel, il envoya chercher ceux de la citadelle,
32et il leur montra la tête du criminel Nicanor et la main que ce blasphémateur avait étendue avec tant d'insolence contre la demeure sainte du Tout-Puissant.
33Puis, ayant coupé la langue de l'impie Nicanor, il voulut qu'on la donnât par morceaux en pâture aux oiseaux, et qu'on suspendit en face du temple le prix remporté par sa folie.
34Tous firent monter vers le ciel des bénédictions à YHWH glorieux, en disant « Béni soit Celui qui a gardé sa demeure sans souillure
35Judas attacha la tête de Nicanor à la citadelle, comme un signe manifeste et visible à tous du secours de YHWH.
36D'un commun accord on rendit un édit public ordonnant de ne pas laisser passer ce jour sans solennité,
37mais de célébrer le treizième jour du douzième mois, appelé Adar en syriaque, la veille du jour dit de Mardochée. ÉPILOGUE. [ XV, 38-40.]
38Ainsi se passèrent les choses concernant Nicanor, et, comme à partir de ce temps, la ville demeura en possession des Hébreux, moi aussi je finirai là mon récit.
39Si la disposition des faits en est heureuse et bien conçue, c'est aussi ce que j'ai voulu si elle est imparfaite et médiocre, c'est tout ce que j'ai pu faire. Car de même qu'il ne vaut rien de boire seulement du vin ou seulement de l'eau, tandis que le vin mêlé à l'eau est bon et produit une agréable jouissance, de même c'est l'art de disposer le récit qui charme les oreilles de ceux qui lisent l'histoire. C'est donc ici que je termine. Le grec est la langue originale du IIe livre tout entier. Les lettres par lesquelles il s'ouvre, étant destinées aux Juifs hellénistes d'Égypte, ont dû être écrites dans la seule langue qui fut en usage en ces communautés quant au récit lui-même, il se donne comme un abrégé de l'histoire de Jason de Cyrène, juif helléniste. L'abréviateur inconnu à qui nous devons le texte inspiré du II e livre des Machabées entreprit son travail, non seulement pour rendre la lecture de l'ouvrage de Jason moins ardue ( [ [ Bible_Crampon_1923 2_Machabées 2-25 ii, 25 sv.), mais surtout pour adapter ces récits au but moral qu'il avait en vue et que son œuvre nous révèle affectionner les Juifs dispersés par le monde au temple de Jérusalem, centre religieux et politique d'Israël. Notre traduction est faite d'après le texte grec, mais en tenant compte des leçons propres à la Vulg. et aux manuscrits grecs auxquels elle se rattache. 1, 7. Déméltius II Nicator, qui monta sur le trône de Syrie après la mort d'Alexandre Balas, l'an 167 des Séleucides, 145-4 av. J. -C. ( I Mach. xi, 19). 9. Pour que vous célébriez, en union de sentiments avec vos frères de Jérusalem, la fête des Tabernacles du mois de Casleu. Ce dernier mot détermine le sens de fête des Tabernacles il ne s'agit pas ici de l'ancienne fête de ce nom qui se célébrait en octobre, mais de la fête de la Dédicacé ( Jean, x, 22) du temple reconquis et purifié par Judas Machabée ( I Mach. iv, 59), fête instituée par ce dernier et qui se célébrait pendant huit jours à la manière de celle des Tabernacles, au mois de Casleu ou de décembre ( x, 5-9). Célébrer cette fête était faire acte de dévotion envers le temple de Jérusalem et réagir contre les tendances séparatistes. i-ii, 19. Cette lettre, antérieure à la précédente, n'est pas datée, et il n'est pas sûr que ce soit celle à laquelle fait allusion I, 7. 12. Noter l'insistance avec laquelle est signalée la terre de Judée ( vers, y) et de la Ville où se trouve le temple. 16. S'il s agit de la mort d'Antiochus Epiphane, comme le pensent un grand nombre de commentateurs, il faut comparer ce récit avec ceux de I Mach. vi et II Mach. ix. Pour expliquer les différences, on peut dire que l'auteur du II livre des Machabées, en plaçant cette lettre en tête de son ouvrage n'en garantit pas l'exactitude absolue dans tous ses détails. ( Voir la grande Bible de M. Crampon notes sur ce passage.) Et ceux qui étaient avec lui ces mots, ajoutés par la Vulg. paraissent requis par le contexte. 34. Le roi c'était Artaxerxès Longuemain, dont Néhémie était l'échanson et le protégé ( Néh. ii, 1-9). 36. Nephthar. Si ce mot est hébr., on peut songer à la racine sémitique patar, séparer, délivrer, purifier ( cf. en syriaque, patîrâ, pain azyme, pur). II, 1. Nouveau détail qui complète i, 19 et sert de transition à ce qui suit. Dans les archives publiques, et non, comme traduit la Vulg. dans les écrits de Jérémie, écrits qui ne seraient pas arrivés jusqu'à nous. 4. Le tabernacle de Moshé, conservé au Temple ( voir I Rois, viii, 4). 20. Tandis que le I er livre des Machabées commence son récit à la persécution d'Antiochus Epiphane et le poursuit, l'espace de 37 ans ( 171-134) jusqu'à l'avènement de Jean Hyrcan, le 77 e livre, abstraction faite des deux lettres du début, aborde son récit par l'épisode d'Héliodore, arrivé sous Séleucus IV, prédécesseur d'Epiphane, et le termine après la victoire remportée par Judas Machabée sur Nicanor il embrasse ainsi une période d'environ 17 ans ( 176-160). 24. Jason, forme grecque du nom de Josué, assez répandue alors. Ce personnage, supposé connu des lecteurs, ne serait-il pas l'ambassadeur de ce nom envoyé à Rome par Judas Machabée ( I Mach. viii, 17). III, 1. Onias III, qui obtint le grand pontificat l'an 196 avant Jésus-Christ. Voyez son éloge, iv, 2 sv. xv, 12 Josèphe, Antiq. XII, iv, 10. 3. Séleucus IV Philopator ( 187-176 av. J. -C.), frère aîné et prédécesseur d'Antiochus Épiphane. 7. Héliodore, probablement le même qui fit périr Séleucus IV, quelque temps après ( Appien, Syr. 45). IV, 1. Excité Héliodore. D'autres terrifié, ou frappé Héliodore. 9. Gymnase, lieu d'exercices physiques, courses, luttes, etc. Éphébée, partie du gymnase spécialement réservée aux jeunes gens. 11. Sur l'ambassade qui sera confiée à Eupolème, voir I Mach. viii, 17. Institutions légitimes c'est à tort que, dans la Vulg., une virgule est placée entre légitima et jura. 12. L'Acropole, le mont Sion où se trouvaient le temple et la cité de David c'était l'endroit le plus saint de la ville. Sous le chapeau, ou le petase, chapeau à large bord dont on se servait pour se garantir du soleil et de la pluie, particulièrement dans les exercices du gymnase Mercure, patron des jeux corporels, était représenté couvert du pétase. Sens il faisait en sorte que les plus nobles jeunes gens reçussent une éducation et une culture grecque, c'est-à-dire païenne Vulg. il plaçait les plus nobles jeunes gens dans les lieux infâmes, c'est-à-dire dans ces lieux d'exercices, où leur chasteté était aussi exposée que leur foi religieuse. 13. L'hellénisme, la religion et les mœurs grecques, c. -à-d. païennes. Grandit alors la Vulg. paraphrase un peu le texte « Ce n'était pas un commencement, mais un développement des mœurs païennes. 14. Palestre, enceinte réservée aux jeux. Disque, sorte de palet, en fer ou en pierre, qu'on lançait au loin pour faire preuve d'adresse et de force. 23. Et acquitter, etc. D'autres et rappeler au roi l'achèvement d'affaires importantes. 29. Cratès personnage inconnu et dont il ne sera plus question dans la suite. Le Cod. Vatic. remplace même ce nom propre par le participe Κράτησας, que semble avoir lu aussi l'auteur de la Vulg. La Vulg. traduit inexactement ce verset Ménélas fut déposé du sacerdoce et eut pour successeur Lysimaque son frère, et Sostrate fut mis à la tête des Cypriens. 36. D'Antioche, m. à m. de la ville. 40. Tyran, nom propre. D'autres manuscrits Auranus. 45. Ptolémée, fils de Dorymène, voir I Mach. iii, 38. V, 5. Les citoyens coururent aux murailles. D'autres Ceux qui gardaient les murailles furent délogés. 11-16. Comp. I Mach. i, 21-29. 14. Massacrés, litt. furent frappés par les mains dans la Vulg. furent enchaînés. La traduction de la Vulg. double le nombre, déjà énorme, des victimes de la cruauté d'Antiochus. 23. Garizim, lieu de culte des Samaritains. 24-26. Comp. I Mach. I, 30-34. 25. Il fit prendre les armes à ses troupes, peut-être sous prétexte de parade. 26. Le spectacle, peut-être de la parade. VI, 1-11. Comp. I Mach. I, 43-67. 7. Les inscriptions mentionnent la célébration mensuelle, avec sacrifices, de fêtes en l'honneur des rois d'Égypte et de l'Asie. 19. Au supplice, propr. au tympanum, instrument de supplice sur lequel le patient était violemment étendu, pour recevoir la bastonnade jusqu'à ce que la mort s'en suivît. L'Épître aux Hébreux ( xi, 35 grec) fait allusion à ce supplice d'Éléazar « D'autres ( Saints) furent disloqués sur le tympanum, refusant la délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection. VII, 1. Sept frères on les appelle souvent les sept frères Machabées, non qu'ils fussent de la famille de Judas Machabée, mais parce qu'ils souffrirent le martyre à cette époque et que leur supplice est raconté au livre des Machabées. 6. Voir Deut. xxxii, 16. 24. Se crut insulté il ne comprenait pas la langue dont se servait la mère. 34. Serviteurs d'Elohîm, m. à m. du ciel. VIII, 6, 7. Comp. I Mach. iii, 1-26. 8. Dans les vers. 8-29, l'auteur relate, sans grands détails, la défaite de Nicanor, le principal ennemi des Juifs, afin de montrer ce qui est le but de son ouvrage comment Elohîm est venu au secours de son peuple et lui a rendu sa faveur. Comp. I Mach. iii, 38- iv, 27. Philippe, voir v, 22. 16. Six mille Vulg., sept mille. 20. Bataille livrée aux Galates. Allusion probable à une attaque des hordes galates contre l'empire syrien au temps d'Antiochus III il y en avait eu déjà une autre sous Antiochus Soter. À cette date l'empire syrien comprenait la Babylonie. 21. Il divisa, etc. ce membre de phrase manque dans la Vulg. 30. Timothée et Bacchidès, sans doute deux généraux de Lysias, au cours de la campagne pendant laquelle il voulut venger la défaite de Nicanor ( voir I Mach. iv, 28-35). Bacchidès reparut dans les derniers jours de Judas ( I Mach. vii - ix). 32. Phylarque, quelque capitaine de l'armée de Timothée. IX, 1-29. Compar. I Mach. vi, 1-16. 5. Horrible à voir, litt. invisible, comme traduit la Vulg., ce qui peut signifier une maladie intérieure ( tristesse, mélancolie mortelle, I Mach. vi, 8), ou encore une maladie affreuse, litt. non visible, dont il n'est pas possible de supporter la vue. 17. Devenir Juif c'est-à-dire prosélyte. 25. La lettre transcrite ci-dessous cette lettre, qui se trouvait probablement dans l'ouvrage de Jason ( ii, 24), l'abréviateur ne nous l'a pas donnée. X, 1. Comp. I Mach. iv, 36-59. Ce récit se rattache au vers. 33 du chap. viii. 9. Comp. ii, 21 où l'auteur nous a indiqué la division de son histoire. 13. N'ayant plus qu'une dignité sans honneur, il perdit courage. Traduction problématique d'un texte altéré. 15. La Vulg. traduit ce verset Les Juifs, maîtres de bonnes forteresses ( par ex. Bethsur, I Mach. iv, 61), recevaient ( les Juifs fidèles) chassés de Jérusalem, etc. Mais l'unanimité des mss. grecs et le contexte nous engagent à voir ici une erreur de copiste ( Judéens pour Iduméens), ainsi que le remarquait déjà Cornelius a Lap. 16. Machabée et ses compagnons, m. à m. les compagnons de Machabée. Sur cette campagne contre les Iduméens, comp. I Mach. v, 3. 20. 70 mille drachmes, un peu moins de 70, 000 francs. La Vulgate double cette somme. 24. Timothée voir viii, 30. 30. Deux d'entre eux, d'après le sens clair et facile de la Vulg. En grec les mots οι δυὀ, à raison de la place qu'ils occupent, font difficulté ils semblent exclure les trois autres anges de toute fonction en syriaque, ces deux mots font défaut. 36. D'autres brisèrent, etc. Cette fin du verset manque dans la Vulg. qui, en revanche, ajoute au commencement du vers. 37 après avoir pillé la place pendant deux jours entiers. 37. Dans une citerne Vulg. dans un certain lieu le texte primitif portait peut-être lacu au lieu de loco. XI, 1. Lysias. Il ne semble pas possible d'identifier cette expédition avec celle de I Mach. iv, 26-35. Il faudrait supposer chez l'auteur de II Mach. un dédain excessif de l'ordre chronologique d'ailleurs c'est II Mach. viii, 30-33 qu'il faut vraisemblablement rapprocher de I Mach. iv, 26-35). D'autre part, I et II Mach. ont en commun le récit d'une autre campagne de Lysias ( I Mach. vi II Mach. xiii). On est donc amené à penser qu'ici l'auteur de II Mach. a un récit qui lui est propre. 15. Les conditions du traité de paix rédigées par Judas Machabée, en réponse aux propositions de Lysias, et apportées par Jean et Absalom. Suivent quatre documents relatifs à la conclusion de la paix. 29. Ménélas, probablement l'ancien grand-prêtre il s'était sans doute réfugié à Antiocbe. Le choix de ce personnage montre qu'Antiochus voulait réduire à un minimum les concessions. 36. Pour tous. C'est plus tard seulement que les Juifs devaient demander la protection des Romains. La démarche des légats avait pour but de préparer cette alliance. XII, 10. Marchant contre Timothée. À la requête des Juifs de Galaad, Judas avait résolu de faire une expédition en Transjordane, où commandait Timothée, tandis que Simon opérait en Galilée ( I Mach. v, 9-23). Il semble que le Timothée dont il s'agit ici n'est pas le même que celui du chap, x, 37 autrement il faudrait supposer une interversion chronologique des faits. 13. Judas attaqua ensuite, etc. Notre auteur place ici quelques épisodes de la campagne faite par Judas au delà du Jourdain et racontée par le 1 er livre, au chap, v ( vers. 24-53) avec interversion de l'ordre chronologique. Caspin pouvait être la même que Casphor ou Casphon de I Mach. v, 26, 36. 17. Tubiens, peut-être du pays de Tob ( Comp. I Mach. v, 13), au pays d'Argob ( auj. El-Ledjah). 20-26. Comp. I Mach. v, 37-44. 21. Carnion, sans doute identique à Carnaïm de I Mach. v, 44. 26. Atargatis, déesse syrienne, adorée surtout par les Ascalonites représentée quelquefois avec la tête d'une femme et le corps d'un poisson, elle symbolisait l'eau, principe de fécondité de la nature. La Vulg. ne parle pas de ce temple, mentionné du reste par le 1 er livre ( v, 43, 44). 27, 28. Comp. I Mach. v, 46-51. 29-31 a. Comp. I Mach. v, 52, 53. La ville des Scythes, ou mieux Scythopolis, n'est autre que Bethsan elle devait son surnom à une colonie de Scythes, qui s'y était peut-être introduite lors de la grande invasion, vers 600. 31. Comp. I Mach. v, 54. 32-37. Cet épisode ne figure pas dans I Mach. 43. Deux mille drachmes Vulg., douze mille. Sacrifice expiatoire, litt. pour le péché la Vulg. ajoute, des morts, mot qui manque dans le cod. Amialinus et dans plusieurs éditions antérieures à la Clémentine, mais qui s'accorde avec la fin du verset et le vers. 44. 45. Qui s'endorment, métaphore inspirée par la croyance au futur réveil de la résurrection, et adoptée par l'Église comp. I Cor. xi, 30 xv, 6 I Thess. iv, 13 sv. Les soldats de Judas étaient morts dans la piété, c. -à -d. ici, pour la défense de la religion et de la patrie leur faute laissait subsister ce mérite, mais elle avait besoin d'être expiée. XIII, 1-17. Comp I Mach. vi, 18-47. 5. Bérée, ville de Syrie, entre Hiérapolis et Antioche. La Vulg. présente ici plusieurs différences avec le texte grec Or, il y avait en cet endroit une tour de 50 coudées, entourée de toutes parts d'un monceau de cendre et du haut de laquelle on voyait un précipice. Il ordonna que ce sacrilège fut, de là, précipité dans la cendre, tous le poussant à la mort. 13. Il résolut, etc. M. à m. Il résolut qu'avant que le roi, etc., on se mit incontinent, etc. 18-26. Comp. I Mach. vi, 48-63. XIV, i, 2. Comp. I Mach. vii, 1-4. 1. Du port de Tripoli. La Vulgate ajoute vers des positions avantageuses, et, au vers, suiv., elle ne mentionne pas la mort d'Antiochus et de Lysias. 4. Vint trouver le roi Démétrius. Comp. I Mach. vii, 7, ou plutôt vii, 25. L'an 150, selon la leçon de la Vulg., au lieu de 151, leçon de la plupart des manuscrits grecs. 12. Nicanor. Ce personnage est sans doute différent de celui ( fils de Patrocle) qui avait été défait par les Juifs ( viii, 9 sv. I Mach. iii, 38) ce dernier n'en était pas à apprendre ( cf. vers. 18) la valeur de Judas. Sur l'expédition de Nicanor sous Démétrius I, voir I Mach. vii, 26-50. 21. Judas s'y présenta, etc. Cette fin de phrase est très obscure le texte en est incertain. 23. Les foules qui s'étaient rassemblées par troupeaux, les païens qui avaient accompagné Nicanor. 24. Il avait avec Judas les relations les plus amicales. M. à m. il avait constamment Judas devant lui. 26. Pour le remplacer, lui, Alcime, dans le pontificat. 28. Judas, littéral l'homme. De même vers. 32. Au vers. 31, au lieu de Nicanor, litt. l'autre. 31. Il se rendit au Temple. Après une première rencontre avec Judas à Capharsalama ( I Mach. vii, 31). 38. Dans les temps antérieurs où il fallait éviter les païens, m. à m. autrefois dans les temps du triage, de la séparation. XV, 30. Judas ordonna, etc. Comp. I Mach. vii, 47. 32. Ceux de la citadelle, quelques-uns des officiers et soldats syriens qui occupaient la citadelle ils n'en furent délogés que sous le commandement de Simon ( I Mach. xiii, 49-53). 33. Le prix remporté par sa folie, c. -à-d. la main et la tête de Nicanor. 35. La tête, litt. la partie coupée. 37. En syriaque, en araméen ou syro-chaldéen, dialecte que les Juifs de Palestine parlaient à cette époque. Jour de Mardochée, ou fête des Purim voy. Esth. ix, 19 sv. et comp. x, 8. 38. La ville demeura en possession des Hébreux. Le chap. ix du I er Mach. nous apprend qu'après la mort de Judas, il y eut encore une violente persécution, que Jérusalem fut occupée par Bacchidès et Alcime, etc., il est donc vraisemblable que Jason de Cyrône rédigea son récit peu après le triomphe de Judas et du vivant du héros. L'abréviateur, qui semble avoir fait son œuvre notablement plus tard, aura reproduit purement et simplement l'épilogue de Jason.