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1 Maccabées

Chapitre 16

Jean Hyrcan succède à Simon

Traduction P.L.SStrong
1Jean monta de Gazara et vint annoncer à son père ce que faisait Cendébée.
2Simon appela ses deux fils aînés, Judas et Jean, et leur dit « Mes frères et moi, et la maison de mon père, avons combattu les ennemis d'Israël depuis notre jeunesse jusqu'à ce jour, et nous avons souvent réussi par nos mains à sauver Israël.
3Maintenant je suis devenu vieux, et vous, par la grâce divine, vous avez assez d'années prenez ma place et celle de mon frère allez combattre pour notre nation, et que le secours du ciel soit avec vous
4Puis il choisit dans le pays vingt mille combattants et des cavaliers, qui se mirent en marche contre Cendébée ils campèrent la nuit à Modin.
5S'étant levés le matin, ils s'avancèrent vers la plaine, et voici qu'une nombreuse armée de fantassins et de cavaliers vint à leur rencontre le lit d'un torrent les séparait.
6Jean avec ses hommes établit son camp en face d'eux. S'apercevant que ses troupes tremblaient de traverser le torrent, il le franchit le premier ce qu'ayant vu, ses guerriers le passèrent après lui.
7Il partagea son armée en deux corps, rangeant les cavaliers entre les fantassins or la cavalerie des ennemis était fort nombreuse.
8Ils firent retentir les trompettes, et Cendébée fut mis en fuite avec son armée beaucoup tombèrent frappés à mort, et le reste chercha un refuge dans la forteresse.
9Alors Judas, frère de jean, fut blessé mais Jean poursuivit les fuyards jusqu'à ce qu'il arriva à Gédor, que Cendébée avait fortifié.
10Les vaincus s'enfuirent jusqu'aux tours qui sont dans les champs d'Azot, et il livra la ville au feu. Deux mille d'entre eux périrent, et Jean retourna en paix dans la Judée.
11Ptolémée, fils d'Abobus, avait été établi gouverneur militaire de la plaine de Jéricho il possédait beaucoup d'or et d'argent,
12car il était gendre du grand prêtre.
13Son cœur s'enorgueillit il aspira à se rendre maître du pays, et il méditait des desseins perfides contre Simon et ses fils, pour les perdre.
14Or Simon, qui inspectait les villes de Judée, s'occupant avec sollicitude de leur bien-être, descendit à Jéricho, lui, Mathathias son fils, et Judas, l'an cent soixante-dix-sept, au onzième mois c'est le mois de Sabat.
15Le fils d'Abobus les reçut par ruse dans une petite forteresse, nommée Doch, qu'il avait fait construire il leur prépara un grand festin et y tint des hommes cachés.
16Lorsque Simon fut ivre, ainsi que ses fils, Ptolémée se leva avec ses hommes, et, saisissant leurs armes, ils se précipitèrent sur Simon, dans la salle du festin, et le massacrèrent avec ses deux fils et quelques serviteurs.
17Il commit ainsi une grande trahison et rendit le mal pour le bien.
18Aussitôt Ptolémée écrivit au roi pour l'informer de l'événement, et lui demander d'envoyer des troupes à son aide, afin qu'il lui livrât le pays et les villes des Juifs.
19Il dépêcha d'autres émissaires à Gazara pour tuer Jean, et expédia des lettres aux généraux, les convoquant près de lui, pour leur donner de l'argent, de l'or et des présents.
20Il en envoya d'autres encore pour occuper Jérusalem et la montagne du temple.
21Mais un messager, ayant pris les devants, vint annoncer à Jean, dans Gazara, le meurtre de son père et de ses frères, et il ajouta « Il a aussi envoyé des assassins pour te tuer
22À cette nouvelle, Jean fut tout bouleversé il se saisit des hommes qui venaient pour le tuer et il les fit mourir car il reconnut qu'ils avaient l'intention de le tuer.
23Le reste de l'histoire de Jean, de ses guerres, des exploits qu'il accomplit, des murailles qu'il fit construire et de toutes ses actions,
24voici que tout cela est écrit dans les Annales de sa souveraine sacrificature, à partir du jour il devint grand prêtre après son père. Le I er livre des Machabées a été composé en hébreu. Suivant Origène ( In Psalm. I), il avait pour titre Sarbêth sur banê êl, ce qui paraît signifier Généalogie ( histoire) des princes des fils d'Elohîm, c'est-à-dire des Asmonéens, princes d'Israël S. Jérôme ( Prol. galeatus) nous dit en avoir trouvé le texte primitif, sans l'utiliser toutefois pour la révision de notre Vulgate. D'ailleurs, plusieurs singularités de la version grecque, généralement correcte, ne s'expliquent que par l'influence d'un original hébreu. Cette version est fort ancienne Josèphe en a reproduit plusieurs passages, dans les livres XII et XIII de ses Antiquités judaïques, et c'est d'elle que dépendent les versions latine et syriaque. La présente traduction est faite sur le grec ( Vaticanus), mais en tenant compte des leçons propres à la Vulg. et aux manuscrits grecs auxquels elle se rattache. I, 1. Au lieu de d'abord, en gr. πρότερον, leçon du Codex Alex., confirmée par le Syriaque, la Vulg. a lu πρότερος ( Codex Vat.), primus après avoir régné le premier sur la Grèce. Darius, roi des Perses, Darius III Codoman, 336-331. 5. Ce verset, dans l'édition grecque, fait partie du précédent, ce qui se reproduit encore ailleurs dans le même chapitre, si bien que le grec ne compte que 64 versets, tandis que la Vulg. en a 67. Pour plus de commodité, nous suivrons les divisions de la Vulg. 8. Douze ans, 336-323. 11. Une racine, un rejeton ( Apoc. v, 5), savoir Antiochus IV Épiphane, c. -à-d. l'illustre, fils d'Antiochus III le Grand, et successeur de son frère Séleucus IV, assassiné par Héliodore. Il régna de l'an 175 à l'an 164 av. J. -C. La cent trente septième année du royaume des Grecs. Dans tout le livre, l'auteur adopte l'ère des Séleucides, qui commence le 1 er octobre de l'an 312 av. J. -C., date de la victoire remportée par Séleucus I Nicator sur Nicanor, général d'Antigone. L'an 137 va ainsi d'octobre 176 à octobre 175. 16. Ils firent disparaître les marques de leur circoncision, m. à m., ils se firent des prépuces. 17. Bien affermi en grec et en latin préparé le verbe hébreu kûn a le double sens d' affermir et de préparer. 24. Les trésors cachés, le trésor du temple et les dépôts d'argent dont parle II Mach. iii, 10-12. L'auteur de II Mach. v, 21 estime le butin fait par Antiochus dans le temple à 1. 800 talents, à peu près dix millions de francs. 26-29. Ces vers, semblent rédigés avec le parallélisme caractéristique de la poésie. 30-34. Comp. II Mach. v, 24-26. 40-42. Même remarque que pour 26-29. 43-67. Comp. II Mach. vi, 1-11. 49. Les saints, les prêtres et les lévites, mieux avec la Vulg., le peuple saint d'Israël, comp. Lév. xx, 26. 50. Des bois sacrés et des temples d'idoles ( en grec, εἰδώλια) Vulgate, des autels et des idoles ( εἴδωλα). 52. Voir, dans le II e livre, le récit du martyre d'Eléazar et des sept frères encouragés par leur mère ( ch. vi, 18 vii, 41). 57. Le 15 e jour du mois de Casleu, novembre-décembre, l'an 145 de l'ère des Séleucides, 167 av. J. -C. L'abomination de la désolation, une abomination qui était la désolation et la ruine du temple. L'expression est empruntée à Dan. xii, 11. Il faut entendre par un petit autel ( en grec bômos) construit sur l'autel des holocaustes et destiné à un culte sacrilège. Comp. vers. 62, et Josèphe, Ant. jud. XII, v, 4. 62. Le 25 du mois. Les travaux, pour l'érection de l'autel idolâtrique, ayant commencé le 15 Casleu ( vers. 57), les premiers sacrifices y furent probablement offerts le 25, jour à partir duquel les Juifs comptèrent le temps de la profanation du temple ( II Mach. x, 5). Quelques-uns cependant pensent qu'au vers. 57, il faut lire le 25 au lieu du 15. 64. On pillait leurs maisons. Autres manusc. on faisait périr les membres de leurs familles. II, 1. Mathathias, c. -à-d. don de Yahweh, abrégé en Mathias dans Josèphe. Jean était fils de Siméon, qui descendait d'Asamon selon Josèphe, d'où le nom d' Asmonéens souvent donné à cette famille. À Modin ( Vulg. sur la montagne de Modin). Sur la fameuse mosaïque géographique de Madaba, on a trouvé, un peu au N. -E. de Lydda, une localité ainsi désignée Môdeim, aujourd'hui Môditha de cette ville étaient les Machabées. L'identification avec le village actuel de Mediyeh, à trois lieues à l'est de Lydda, est admise par nombre de savants. 2 sv. Cinq fils, portant des surnoms tirés de leur caractère, de leurs exploits ou de leur destinée. Seul celui de Judas est interprété avec quelque chance d'exactitude Machabée, plus exactement Maccabée, en grec Μακκαβαῖος ( du chaldéen maqqâbâ, c. -à-d. marteau), le marteleur de ses ennemis, comme notre Charles Martel. Jonathas, hébr. et grec Jonathan. La Vulg. porte ici Jonathan, partout ailleurs Jonathas, forme que nous avons adoptée. 8. La demeure d'un homme infâme. Il est probable que le texte hébreu portait Sa maison est devenue comme ( la maison d') un homme infâme, beîlhah ke'isch nibzéh le grec et la Vulg., sans tenir compte de l'ellipse, ont mis le nominatif comme un infâme. 15. La Vulg. paraphrase ce verset plutôt qu'elle ne le traduit. 34. Ce serait violer ( litt., de manière à violer) se rapporte aux deux verbes qui précèdent, sortir et obéir. Sans doute le texte hébreu, mal traduit en grec, signifiait Et nous ne violerons pas le jour du sabbat, en combattant pour nous défendre. Comp. vers. 41. 42. Une troupe d'Assidéens. Ce nom est la forme grecque de l'hébreu chasîdim, c'est-à-dire pieux. On appelait ainsi une classe de Juifs, très attachés à la Loi de YHWH, qui, même avant l'avènement des Machabées, s'efforçait de réagir contre l'envahissement des idées et des mœurs païennes. Les plus braves d'entre eux se joignirent aux Machabées pour défendre leur foi commune, mais sans se confondre avec eux et sans renoncer à exercer parfois une action indépendante. Comp. vii, 13, et II Mach. xiv, 6. Le texte reçu porte une troupe de Juifs le Syriaque, une troupe d'Israélites la Vulg. a lu Assidéens, qui paraît être la vraie leçon. 57. Pour tous les siècles la dynastie de David avait disparu depuis des siècles du théâtre de l'histoire Mathathias a appris des prophètes que le trône de David doit être relevé par un de ses descendants, le Messie, pour n'être plus jamais renversé. 70. L'an 146 de l'ère des Séleucides, 166 av. J. C. III, 3-8. Dans cet éloge, on reconnaît le parallélisme et le rhythme de la poésie. 10. Apollonius l'auteur suppose ce personnage connu de ses lecteurs. C'était, dit Josèphe, le préfet de Samarie, probablement le même que le commissaire des contributions mentionné i, 30. Comp. II Mach. iv, 21 v, 24 iii, 8. 18. l'Elohîm du ciel. les meilleurs manuscrits n'ont pas ici le nom d'Elohîm. Voir iv, 24. 22. Elohîm les brisera le texte grec n'a que le pronom Lui-même, auquel la Vulg. ajoute YHWH. Omission intentionnelle dans le premier livre des Mach., motivée sans doute par ce sentiment de respect qui poussait alors les Juifs à ne pas prononcer le nom de Yahweh et qui, plus tard, porta les rabbins talmudistes à le remplacer soit par le mot schema, le nom soit par le mot schemâiâ, le ciel. 37. La suite de cette expedition d'Antiochus est racontée au chap. vi. 38. Ptolémée, surnommé Macron il était gouverneur de la Cœlé-Syrie. Voy. II Mach. iv, 41 sv. viii, 8 x, 12 sv. Nicanor voy. II Mach viii, 9 sv. Gorgias, comp. iv, 1 v, 59 sv., et II Mach. x, 14 xii, 32 sv. 41. II Mach. viii, 11 Des entraves, en gr. πέδας très probablement la vraie leçon. Le texte reçu ports παῖδας Vulg pueros, des serviteurs, pour conduire les esclaves. 45. Aucun de ses enfants n'y entrait ou n'en sortait, n'y circulait hébraïsme. Tout ce vers, est en style de poésie. 48. Pour y peindre, par une ironie sacrilège, les images C'est le sens donné par le texte de la polyglotte de Complute. Le texte ordinaire, suivi par la Vulg., est obscur on le traduit généralement ainsi les livres dans lesquels ( mais il faudrait litt. au sujet desquels) les nations cherchaient des similitudes avec leurs idoles, des passages semblant autoriser leurs superstitions, afin d'amener les Juifs à prendre part au culte idolatrique. 50. Ces hommes, les Nazaréens et ceux qui apportaient des prémices et des dîmes. 56. Il dit en gr. εἶπεν, leçon préférable au plur. εἶπον. IV, 2. Les hommes, litt., les fils de la citadelle, hebraïsme il s'agit de la garnison syrienne du mont Sion ( i, 35 sv.). 6. Trois mille hommes formaient le corps d'attaque commandé par Judas en personne mais trois autres corps formaient la réserve, sous les ordres de Simon, Yossef et Jonathas l'armée entière comptait un peu plus de 7. 000 hommes. Voy. II Mach. viii, 16, 22, 23. V, 6. Compar. II Mach. viii, 30 et x, 24. D'après II Mach., x, 32-37. ce Timothée fut tué à Jaser ( I Mach. v, 8). 8. Revint en Judée, pour la guerre contre Lysias, qui est racontée II Mach. xi. C'est après cette guerre et sous Antiochus Eupator qu'eut lieu la campagne contre Galaad ( I Mach. v, 9-54) l'auteur de I Mach. la bloque en un tableau des guerres de Judas contre les voisins d'Israël. 11. Timothée, un autre que celui du vers. 6. 25. Les Nabatéens, peuplade nomade de l'Arabie Pétrée. 42. Les scribes ( héb. schoterim voy. Deut, xx, 5, 8, al.), officiers chargés de l'enrôlement des soldats ils remplissaient en outre les fonctions de nos intendants militaires et de nos aides de camp. 62. Ces hommes, les Asmonéens. 63. Le vaillant Judas, Vulg. les hommes de Juda viri Juda au lieu de vir Judas. 66. Marésa, dans la plaine de Juda, sur la route qui conduit de l'Iduinée dans la Philistie telle est la leçon de Josèphe et de l'ancienne Italique comp. II Mach. xii, 35. Le texte grec actuel, avec la Vulg., porte Samariam, que la plupart des interprètes regardent comme une faute de copiste par transposition des lettres. VI, 1. Elymaide, province de Perse. Une ville dont l'auteur ignore ou du moins ne donne pas le nom d'après II Mach. ix, 2, c'était Persépolis. Le texte grec actuel, suivi par la Vulg., porte il apprit qu'il y avait uns ville nommée Elymais, en Perse. Or aucune ville d'Elymaïs n'existait en Perse, mais bien une province de ce nom ( Dan. viii, 2), laquelle, réunie plus tard à la Susiane. forma la satrapie de Suse, aujourd'hui Chuchistân Nous avons adopté dans notre traduction la leçon du codex Alex., reproduite dans plusieurs manuscrits minuscules. 7. Voy. i, 57. 11. Bon et aimé On pourrait cependant traduire Moi qui étais heureux et entouré d'amis c'est le sens de la Vulg. 21. Plusieurs Israélites impies, parmi lesquels, auprès II Mach. xiii, 3-8, Ménélas, qui avait acheté le souverain sacerdoce. 28. Voir II Mach. xiii, 9-26, le récit de cette expédition. 37. Trente deux hommes l'éléphant ne peut porter que 4 combattants, 5 au plus, avec son cornac. Et quelle tour aurait pu en contenir 32 Il est probable qu'une erreur de copiste aura répété ici le nombre 32 du v. 30. Son cornac, ou conducteur, litt. son Indien. Comme les éléphants, à cette époque, venaient surtout de l'Inde, ils furent d'abord conduits par des cornacs de ce pays. On continua plus tard d'appeler Indien tout conducteur d'éléphant, queue que fût sa nationalité. 43. Surnommé Abaron, ou Avaran, mot dont une faute de copiste a fait Sanaran voy. ii, 5. Vulg., fils de Saura mais le mot fils n'est pas dans le grec. 48. Contre la Judée, c'est-à-dire de manière à pouvoir opérer à la fois contre l'armée de Judas et contre Sion. 57. À cette nouvelle, Lystas etc., m. à mot ( au début du vers. 56) Lorsque Lysias apprit que Philippe, que le roi Antiochus, etc. VII, 1. Démétrius était fils de Séleucus IV. fils et successeur d'Antiochus III le Grand. Il aurait lui succéder mais il était alors retenu comme otage à Rome et ce fut son oncle, Antiochus IV Epiphane, frère cadet de Séleucus, qui prit sa place. Ayant appris que les Syriens supportaient avec peine le joug d'Antiochus V Eupator. Démétrius s'évada et vint faire valoir ses droits. 2. Le royaume, litt. la maison de royauté, hébraïsme que le texte grec reproduit ici comme au chap. II, 19. 5. Alcime avait été fait grand prêtre par Lysias, à la mort de Ménélas ( II Mach. xiv, 3) mais, repoussé par les Juifs fidèles, il voulait se concilier le nouveau roi. 17. Cf. Ps. lxxix, 2, 3. 19. Il est assez étonnant de voir ici Bacchidès quitter Jérusalem, pour exécuter ses vengeances et confier le pouvoir à Alcime ( vers. 20), tandis que le lecteur le croit encore au lieu ont été massacrés les Assidéens ( vers. 16). Pour traduire il se mit en marche vers Jérusalem et vint camper à Bézeth, aux portes de la ville, il suffit de changer en εἰς la proposition ἀπὸ, devant Jerusalem, et cela, sans même supposer une faute de copiste, car la préposition min de l'original hébreu, indique parfois la direction du mouvement voy. Gen. xi, 2 xiii, 11 Is. xxii, 3, etc. 25. Alcime retourna. Le IIe livre, passant sous silence la première démarche d'Alcime et l'envoi de Bacchidès, commence ici le récit de l'expédition de Nicanor, xiv, 3- xv, 37. 29. Démonstrations amicales. Nicanor usa d'abord de feinte. Mais d'après II Mach. xiv, 23-25, il fut séduit par les qualités de Judas et conclut la paix avec lui. Ce furent les intrigues d'Alcime qui changèrent ces dispositions et amenèrent la rupture dont parle le vers. 30. 31. Capharsalama, localité inconnue, au sud de Jérusalem. 40. Adasa, à une lieue au nord-est de Béthoron. 43. Le mois d'Adar correspond à la fin de février et au commencement de mars le 13 est la veille de la fête des Purim, établie en souvenir de la délivrance des Juifs par Esther ( Esth. ix, 21). Le II e livre des Mach. nous apprend que c'était un samedi ( xv, 1 sv.). VIII, 8. La mention de l'Inde et de la Médie est probablement la suite de deux anciennes erreurs de copistes Ἰνδικὴν pour Ἰονικην, et Μηδίαν, pour Μυσίαν il s'agirait plutôt de l' Ionie et de la Mysie, provinces d'Asie Mineure. 31 sv. Ces deux versets ne font pas partie du traité c'est une réponse du sénat aux griefs des Juifs contre Démétrius, réponse faite de vive voix aux envoyés, ou transmise par lettre à Judas. IX, 3. L'an 152 des Séleucides, 160 av. J. -C, fin mars ou commencement d'avril. 4, 5. Bérée, peut-être El Bireh, au nord de Jérusalem. Il faudrait chercher Eléasa dans le voisinage. 15. Montagne d'Azot. La cité philistine de ce nom était bien loin du champ de bataille, et elle est située dans une plaine. Peut-être Azor on trouverait alors des identifications dans le voisinage de Bérée et d'Eléasa. 34. En eut connaissance le jour du sabbat Vulg., en eut connaissance, et il se rendit le jour au sabbat. On remarquera que ce vers. est répété, presqu'en termes identiques, au vers. 43, il est mieux en situation. C'est la démarche de Jonathas pour venger son frère qui l'amène au delà du Jourdain, Bacchidès ira le rencontrer. 45. Bacchidès avait fait occuper tous les gués, et se tenait prêt à se jeter lui même sur la petite troupe. 62. Bethbasi, localité non identifiée, mais sans doute du côté de Jéricho. 65. Une petite troupe, rassemblée à la hâte. In numero est un hébraïsme, comp. Gen. xxxiv, 30 Deut. iv, 27, etc. X, 1. L'an 160, ou 152 av. J. -C. la paix conclue avec Bacchidès avait duré 5 ans. Alexandre Démétrius I Soter, par son orgueil, son amour des plaisirs et sa mauvaise administration, s'était aliéné, non seulement ses sujets, mais encore trois monarques ses voisins Ptolémée d'Égypte, et les deux rois de Cappadoce et de Pergame. Ce dernier, ayant découvert à Smyrne un jeune homme nommé Balas, de naissance obscure, mais qui ressemblait étonnamment à Antiochus Eupator, le fils d'Antiochus Epiphane, que Démétrius avait fait mettre à mort ( vii, 4), répandit le bruit que Balas était un fils d'Épiphane, lui donna le nom d'Alexandre, dans l'intérêt de son rôle, et l'envoya à Rome solliciter l'appui du sénat. Les Romains n'avaient jamais été favorables à Démétrius, qui s'était échappé de Rome ils accueillirent donc le jeune aventurier et lui permirent de lever une armée pour soutenir ses droits prétendus contre Démétrius. Et surnommé Epiphane d'après le texte grec, confirmé par une médaille que mentionne Eckel, Alexandre aurait adopté le surnom de son père Epiphane mais le texte syriaque ( et probablement aussi la Vulg.) rapportent ce titre à Antiochus. 3. Lui promettant de l'élever en dignité. D'autres en termes très flatteurs. 29. Droits sur le sel le gouvernement syrien exerçait sans doute un certain droit de monopole sur le sel de la mer Morte. Des couronnes. Don gracieux offert au souverain, remplacé par une lourde contribution. 34. Les solennités, les trois grandes fêtes de la Pâque, de la Pentecôte et des Tabernacles, les Juifs faisaient le pèlerinage de Jerusalem. 45. Malgré les faveurs très réelles que contient cette lettre, Démétrius n'abdique pas sa souveraineté sur le pays de Juda. Nommé par lui chef civil et militaire, le grand prêtre ressemblera beaucoup à un gouverneur syrien. Les mesures concernant les places fortes sont calculées pour que le roi de Syrie continue de tenir la Judée sous sa domination. 47. Dont les propositions pacifiques obtinrent la préférence à leurs yeux. M. à m. qui fut pour eux au premier rang pour les propositions pacifiques ( cher des paroles pacifiques). Il est difficile de préciser le sens de cette formule qui est diversement rendue. 64. Virent qu'on lui rendait ces honneurs publics, m. à m., virent sa gloire comment on la publiait. 71. Les puissantes villes de la côte, du pays des Philistins litt. la force des villes Vulg., la force des batailles, πόλεμων, au lieu de πόλεων. C'est peut-être la vraie leçon. 75. Joppé, aujourd'hui Jaffa, à quatre lieues au nord de Jamnia, se trouvait Apollonius. 83. La cavalerie Vulg. Et qui, probablement pour Et equi. XI, 6. Pour lui rendre hommage. D'autres en grande pompe. 7. Eleuthère. Ce fleuve ( auj. Nahr-el-Kelnr) se jette dans la mer au nord de Tripoli. 10. M'assassiner. Allusion à ce fait raconté par Josèphe ( Antiq. XIII, v, 6) Un favori d'Alexandre, nommé Ammonius, avait tenté d'assassiner Ptolémée, et, comme Alexandre refusait de livrer le meurtrier, son beau père le rendit responsable de l'attentat. 28. Les trois toparchies de la Samarie voy. x, 38 et plus bas vers. 34. D'après les textes grec et latin, il faudrait traduire, et la Samarie mais pourquoi Jonathas aurait-il sollicité cette faveur pour une province de tout temps hostile a la Judée Il y a sans doute une faute de copiste. 31. Lasthénès était, d'après Josèphe, le Crétois qui avait recruté pour Démétrius une armée de mercenaires et l'avait aidé à reconquérir son trône. C'est sans doute parce qu'il était gouverneur de Coelésyrie, voire premier ministre, que Démétrius lui adresse la lettre en faveur des Juifs. Les titres de cousin et père sont purement honorifiques. 34. Nous faisons cette concession il semble manquer quelque chose au texte grec. La Vulg. ajoute le mot sequestrari « ces territoires et leurs revenus seront réservés, en faveur de ceux qui vont sacrifier en Jérusalem, au lieu des redevances que ces territoires payaient au roi lui-même. Le sens n'est pas encore bien net. D'autres pensent qu'il faut suppléer un membre de phrase, par ex. « Jonathas nous payera 300 talents, au lieu des redevances que les Juifs payaient au roi ( vers. 28). 39. Tryphon son nom était Diodote ce n'est qu'après être parvenu au pouvoir qu'il fut surnommé Tryphon, le Débauché. Emalchuel, dans la Vulg. en grec Eimalkuai, est appelé Malchos par Josèphe, et par Diod. de Sicile, Dioclès. 62. Et il leur accorda la paix, m. à m., il leur donna ta droite. 63. Se trouvaient, réunis pour combattre Jonathas Vulg. prœvaricati sunt, avaient fait défection ou fomenté la révolte peut-être faute de copiste pour prœparati sunt ou bien le traducteur aurait lu παρεἡσαν pour παρῆσαν ( Corn. a Lap.). Cadès, dans la montagne de Nephthali, au nord-ouest du lac Méron. XII, 7. Aréius. En grec Daréios, leçon fautive, comme Oniarès du vers. 20. 20. Le premie mot du vers. 20 en grec est Ονιἀρες faute de copiste il faut lire Ονια Ἄρειος, avec la Vulg. 28. Et s'enfuirent. Ces mots, qui manquent dans la plupart des manuscrits grecs et dans la Vulg., mais qui existent dans quelques manuscrits grecs et dans le syriaque, doivent au moins être sous-entendus. 37. Construire la ville en exhausser les murailles. On se mit au mur, litt. il ( Jonathas) s'approcha du mur qui entourait le mont Sion, à l'Orient, et dont Antiochus Eupator avait ordonné la démolition ( vi, 62). Le cod. Alex, et la Vulg., au lieu de ἢγγισεν, il s'approcha, ont lu ἔπεσεν une partie du mur tomba ( peut être sous la surcharge de nouvelles constructions), ou encore était tombée depuis longtemps, par ordre d'Antiochus. 38. Hadida ( auj. el Haditheh), à l'est de Lydda, en un point important pour défendre la Judée contre un ennemi occupant la Séphéla. 42. Dans la Vulg., la virgule devrait être placée après multo, et non avant timuit. La ponctuation actuelle prête à Jonathas l'intention de faire périr Tryphon. XIII, 5 Je ne vaux pas mieux que mes frères, ma vie n'est pas plus précieuse que la leur. Comp. Act. xx, 24. 11. Avec des forces considérables, litt. suffisantes, ἱκανὴν, la Vulg. suppose καινὴν, nouvelles forces. 20. Adora ( auj. Doura), au sud ouest d'Héron, en pays iduméen Tryphon voulait envahir la Judée par le sud. 21. Par le désert de Thécué. 22. Il partit, et, contournant l'extrémité sud de la mer Morte il alla en Galaad. Dans la Vulg., la répétition du verbe venit a occasionné l'omission de plusieurs mots entre et non venit et in Galaaditim, ce qui rend la phrase incompréhensible. 23. Bascama inconnu. Au lieu de fut enterré, la Vulg. a lu et ses fils. Mais, au vers. 25, il n'est question que des restes de Jonathas. 28. Au-dessus, gr. ἐπ αὐτἀ ces mots qui manquent dans le Cod. Alex, et la Vulg., ne sont peut être qu'un dédoublement du mot ἑπτὰ. 31. Usant de ruse en gr. ἐπορεύετο δόλῳ litt. marchait avec ruse comme il est dit ailleurs πορεύεται σοφίᾳ, marcher avec sagesse ( Prov. xxviii, 26). La traduction de la Vulg. étant en voyage avec Antiochus, est donc inexacte. 37. La palme ou branche de palmier ( évidemment d'or) était un symbole de la victoire et une allusion délicate au surnom de Nicator que portait le roi Le terme bahem de la Vulg., pourrait sembler une transcription littérale du grec βαΐν si le traducteur n'avait bien rendu, au vers 51, βαΐω par ramis palmarum. 43. Gaza. C'est la leçon du grec mais il y a de sérieuses raisons de croire qu'il s'agit de Gazara ou Gazer ( cf. xiv, 7, 34 xv, 28). Hélépoles, grosses tours roulantes, qui étaient alors d'invention récente. 49 Ne pouvant ni sortir, etc., à raison de la muraille construite par Jonathas. 52. Chaque année cette fête ne paraît pas avoir été célébrée longtemps, car il n'en est plus fait mention dans la suite. XIV. 6-15. Cet éloge est rédigé, en partie au moins, avec le parallélisme et le rhythme de la poésie. 21. La Vulg. ajoute ac lætitia, et du bonheur, dont vous jouissez. Numénius et Antipater voir xii, 16. 27. Le 18 e jour du mois d'Elui, 6 e mois de l'année, correspond aux premiers jours de septembre ( Néh. vi, 15]]). Dans Saramel, signification incertaine. Les uns font de ce mot la transcription grecque de l'hébreu sar àrn él, prince du peuple d'Elohîm, et traduisent la 3 e année de Simon, grand-prêtre, en qualité de prince du peuple d'Elohîm. D'après Origène, le titre hébraïque de notre livre était Scharblt sar benê él histoire des princes des fils ( du peuple) d'Elohîm, et eri cet endroit même la vere. syr. traduit chef d'Israël. D'autres voient dans ce mot, mieux conservé par la Vulg. Asaramel, un nom de lieu désignant le grand parvis du temple hatsar àm él, le parvis du peuple d'Elohîm, le parvis d'Israël. 46, 47. Des traducteurs détachent ces deux versets du décret et le rattachent au récit Simon accepta tout ce qu'on lui proposait. XV, 1. Antiochus VII Sidétés ( du nom de la ville de Sidé, en Pamphylie. il avait été élevé) était le second fils de Démétrius I et le frère de Démétrius II. Celui-ci étant prisonnier des Parthes, Cléopâtre, fille de Ptolémée, qui, après avoir épousé Alexandre, était devenue la femme de Démétrius II ( et la belle-sœur d'Antiochus), puis avait été répudiée par lui, avait excité Antiochus à faire valoir ses droits elle l'épousa ensuite du vivant de Déméirius II. C'est de Khodes qu'Antiochus écrit à Simon. xv, 15-24. Ces documents interrompent le récit de la lutte entre Antiochus et Tryphon. 18. Cf. xiv, 24. 31. Cinq cents talents d'argent d'après la valeur de notre argent monnayé, feraient 4. 250. 000 fr., s'il s'agit de talents hébreux la moitié seulement, en talents grecs. 39. Gédor ( auj. Katrah), l'ancienne Gédéra, à 15 kilom. au nord-ouest d'Azot. XVI, 3. Assez d'années, pour être des hommes et défendre votre pays. Ce membre de phrase ne se lit pas dans la Vulg. De mon frère en syr. de mes frères. La Vulg. a aussi le pluriel fratres mei mais il faut probablement lire, avec l'édition de Complute. fratris mei. Le texte actuel devrait se traduire et ( soyez) mes frères. 14. Sabat, janvier-février. 15. Dock ( auj. Ain-Duk), au nord-ouest de Jéricho on en étudie les ruines. 18. Au roi Antiochus Sidétés. 23. Ce Jean est connu sous le surnom d'Hyrcan. Il conserva pendant 31 ans la souveraine sacrificature et mourut l'an 105 av. J. -C., laissant deux fils, Judas Aristobule et Alexandre qui, après s'être disputé le pouvoir, appelèrent Pompée comme arbitre de leurs différends ( 63 av. J. -C.). Celui-ci arriva avec ses légions, prit Jérusalem d'assaut et imposa aux Juifs la dynastie iduméenne des Hérode.